L'essentiel en 30 secondes
- 1 600 à 2 900 € du m² clé en main pour une extension de plain-pied en 2026, que ce soit en parpaing ou en ossature bois.
- La surélévation est le poste le plus cher (2 200 à 3 800 €/m²), l'aménagement d'un garage existant le moins cher (600 à 1 300 €/m²).
- Prévoyez 10 à 20 % de frais annexes hors devis d'entreprise : études, maîtrise d'œuvre, dommage-ouvrage, taxe d'aménagement, raccordements.
- La création de surface relève de la TVA à 20 % et n'ouvre pas droit à MaPrimeRénov' ; seuls les travaux sur l'existant peuvent être aidés.
En 2026, le prix d'une extension de maison au m² se situe entre 1 600 et 2 900 € TTC clé en main pour une extension de plain-pied, en parpaing comme en ossature bois. Une surélévation coûte davantage, de 2 200 à 3 800 €/m², car elle impose une étude de structure et la dépose de la toiture. Une véranda en aluminium démarre plus bas, entre 1 200 et 2 600 €/m², mais ne délivre pas le même confort thermique. Enfin, aménager un garage existant revient à 600 à 1 300 €/m² puisque le gros œuvre est déjà en place. Ces fourchettes comprennent le gros œuvre, l'isolation, les menuiseries et des finitions courantes. Elles excluent les frais annexes (études, assurance, taxes) qui ajoutent en général 10 à 20 % au budget total.
Prix d'une extension au m² en 2026 : les fourchettes de référence
Un chiffre unique n'a pas de sens pour une extension. Le prix au m² dépend du mode constructif, du niveau de finition, de la complexité de la jonction avec la maison existante et de l'état du terrain. Le tableau ci-dessous rassemble les fourchettes de marché constatées en 2026, exprimées en TTC et en version clé en main, c'est-à-dire une pièce livrée prête à meubler.
| Type d'extension | Prix clé en main (€/m² TTC) | Hors d'eau / hors d'air seul | Point de vigilance principal |
|---|---|---|---|
| Plain-pied parpaing ou brique | 1 700 – 2 900 | 900 – 1 500 | Fondations et raccord de toiture |
| Plain-pied ossature bois | 1 600 – 2 700 | 900 – 1 400 | Délai de fabrication en atelier |
| Surélévation ossature bois | 2 000 – 3 200 | 1 200 – 1 800 | Capacité portante de l'existant |
| Surélévation maçonnée ou lourde | 2 500 – 3 800 | 1 500 – 2 200 | Reprise éventuelle des fondations |
| Véranda aluminium standard | 1 200 – 2 600 | Dalle non comprise | Confort d'été et chauffage |
| Véranda isolée type pièce à vivre | 2 500 – 4 000 | — | Vitrage et rupture de pont thermique |
| Extension vitrée / verrière d'atelier | 2 500 – 4 500 | — | Structure métallique sur mesure |
| Aménagement d'un garage existant | 600 – 1 300 | — | Humidité et hauteur sous plafond |
Ces fourchettes sont larges parce que le marché l'est. Un même volume de 25 m² peut être livré à 45 000 € par une entreprise générale en zone rurale, avec des finitions simples et une toiture monopente, ou à 80 000 € en périphérie de métropole avec toit plat végétalisé, grandes baies et parquet. Les écarts régionaux sont réels : les devis en Île-de-France et dans les grandes agglomérations se positionnent presque toujours dans le haut des fourchettes, sous l'effet du coût de la main-d'œuvre et des contraintes d'accès au chantier.
Pour situer votre projet, le plus efficace reste de confronter plusieurs propositions sur un cahier des charges identique. Vous pouvez lancer une demande d'estimation et recevoir des devis d'entreprises intervenant près de chez vous.
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Extension de plain-pied : parpaing ou ossature bois ?
C'est le choix structurant du projet, et il pèse autant sur le délai que sur le prix. Contrairement à une idée répandue, l'ossature bois n'est pas systématiquement plus chère : les deux solutions se recoupent largement en clé en main. La différence se joue sur le calendrier, l'épaisseur des parois et l'adaptation au terrain.
| Critère | Parpaing / brique | Ossature bois |
|---|---|---|
| Prix clé en main | 1 700 – 2 900 €/m² | 1 600 – 2 700 €/m² |
| Durée de chantier (30 m²) | 4 à 6 mois | 3 à 4 mois, dont fabrication en atelier |
| Fondations | Semelles filantes classiques, charge élevée | Structure légère, fondations souvent allégées |
| Épaisseur de mur | Environ 35 à 40 cm isolation comprise | Environ 25 à 30 cm à performance équivalente |
| Surface habitable réelle | Plus faible à emprise égale | Quelques m² gagnés à emprise égale |
| Entretien | Enduit à reprendre tous les 10 à 15 ans | Bardage à traiter selon l'essence et l'exposition |
| Surélévation possible | Rarement sans renfort lourd | Solution privilégiée pour le poids réduit |
Le parpaing garde l'avantage sur les terrains complexes nécessitant un soubassement important, et il facilite l'harmonisation avec une maison maçonnée enduite : un enduit identique sur les deux volumes rend le raccord quasi invisible. L'ossature bois, elle, réduit la durée d'immobilisation du chantier — les murs arrivent préfabriqués et la mise hors d'eau intervient en quelques jours. Sur un terrain exigu ou en centre-ville, cette rapidité vaut de l'argent, notamment en frais de location d'échafaudage et de nuisances de voisinage.
Sur la performance thermique, les deux solutions atteignent aujourd'hui les mêmes niveaux d'exigence. L'écart se fait plutôt sur l'inertie : une extension maçonnée amortit mieux les pics de chaleur estivale, une extension bois monte plus vite en température. Une isolation renforcée en toiture et des protections solaires extérieures corrigent ce point sur du bois.
Surélévation : le prix au m² le plus élevé, mais zéro emprise au sol
La surélévation coûte cher parce qu'elle touche à la structure existante. Avant même le premier coup de pioche, un bureau d'études structure doit vérifier que les murs porteurs et les fondations supportent la charge additionnelle. Cette étude représente en général 1 500 à 3 500 € et conditionne tout le reste : si un renforcement des fondations ou la pose de chaînages s'impose, le budget bascule d'un cran.
À cela s'ajoutent des postes propres à ce chantier : dépose complète de la couverture, protection provisoire du logement contre les intempéries, échafaudage sur tout le pourtour, création d'un escalier intérieur et reprise des réseaux à l'étage. L'escalier, souvent sous-estimé, coûte de 3 000 à 12 000 € posé selon le modèle, et consomme 4 à 6 m² au rez-de-chaussée — une surface qu'il faut déduire du gain net.
En contrepartie, la surélévation ne consomme aucune emprise au sol. Sur une parcelle déjà dense, en lotissement contraint ou en centre-ville, c'est fréquemment la seule option compatible avec le règlement d'urbanisme. Attention toutefois : le PLU fixe une hauteur maximale au faîtage et peut imposer une pente de toiture ou un matériau de couverture. Vérifiez ce point auprès du service urbanisme avant toute étude de prix, sous peine de payer des plans inconstructibles.
Dernier facteur budgétaire : le relogement. Une surélévation impose souvent de quitter le logement plusieurs semaines pendant la phase de mise hors d'eau. Ce coût n'apparaît sur aucun devis.
Véranda et extension vitrée : le périmètre du devis compte plus que le prix
La véranda affiche le prix au m² le plus attractif du marché, mais la comparaison n'est honnête que si le périmètre est identique. Une offre à 1 200 €/m² correspond en général à la structure aluminium, aux vitrages et à la pose, sans la dalle béton. Or celle-ci représente 100 à 200 €/m² supplémentaires selon la nature du sol et la nécessité d'un isolant sous dalle.
Deuxième point de vigilance : le statut de la pièce. Une véranda non chauffée fonctionne comme un espace tampon, agréable à la mi-saison, inconfortable en février comme en août. Pour en faire une vraie pièce à vivre, il faut des profilés à rupture de pont thermique, un vitrage à isolation renforcée et à contrôle solaire, une toiture isolée plutôt qu'un polycarbonate, une ventilation et un émetteur de chauffage. Le budget passe alors dans la fourchette 2 500 à 4 000 €/m², c'est-à-dire au niveau d'une extension maçonnée.
Sur le plan réglementaire, une véranda close et couverte crée de la surface de plancher dès lors que la hauteur sous plafond dépasse 1,80 m. Elle est donc soumise à autorisation d'urbanisme et entre dans l'assiette de la taxe d'aménagement, au même titre qu'une extension traditionnelle.
Garage aménagé : transformer plutôt que construire
Transformer un garage attenant en chambre, bureau ou suite est de loin le moyen le moins coûteux de gagner des mètres carrés habitables : les murs, la dalle et la toiture existent déjà. Le budget se concentre sur l'isolation, le remplacement de la porte de garage par une menuiserie avec allège maçonnée, le sol, l'électricité, le chauffage et les finitions. Comptez 600 à 1 300 €/m² selon l'état de départ.
Trois points font dériver ce budget. D'abord l'humidité : une dalle de garage est rarement pourvue d'un film polyane et d'un isolant, ce qui impose souvent une chape isolante, voire un plancher sur lambourdes. Ensuite la hauteur sous plafond, parfois limite une fois le sol rehaussé. Enfin la ventilation, qui doit être créée de toutes pièces.
Administrativement, l'opération constitue un changement de destination avec modification de l'aspect extérieur : une déclaration préalable est nécessaire. Vérifiez aussi le règlement d'urbanisme, qui peut imposer un nombre minimal de places de stationnement sur la parcelle — supprimer le garage oblige alors à recréer une place ailleurs. Le service urbanisme vous confirmera également le traitement de l'opération au regard de la taxe d'aménagement selon la situation initiale du local.
Ce qui fait vraiment varier le prix : fondations, toiture, raccordements, finitions
À surface et matériau identiques, deux devis peuvent s'écarter de 30 %. Les causes sont presque toujours les mêmes.
Les fondations et le terrain
C'est le poste le plus imprévisible. Un terrain plat, portant et accessible permet des semelles filantes classiques. Un sol argileux sujet au retrait-gonflement, une nappe haute ou un terrain en pente imposent des fondations profondes, des micropieux ou un soubassement important. L'écart se chiffre en milliers d'euros. Une étude géotechnique de conception (800 à 2 000 €) sécurise ce poste : elle n'est pas systématiquement obligatoire pour une extension, mais elle est fortement conseillée en zone argileuse et souvent demandée par l'assureur.
La jonction avec la maison existante
Ouvrir un mur porteur pour relier l'extension au séjour suppose une poutre de reprise de charge, un étaiement et parfois un calcul de descente de charges. Le raccord de toiture est tout aussi sensible : une jonction propre entre une couverture existante et une toiture neuve, avec noue et solins, coûte plus cher qu'un simple appentis. Ces travaux de raccordement pèsent typiquement 4 à 8 % du budget.
La toiture
Un toit-terrasse végétalisé ou une toiture plate à membrane d'étanchéité coûte plus qu'une toiture à deux pans en tuiles. À l'inverse, une toiture monopente à faible pente est l'option la plus économique, mais elle n'est pas toujours acceptée par le PLU dans les secteurs à forte identité architecturale.
Les menuiseries et les finitions
Une baie coulissante à galandage de 4 mètres change à elle seule le budget d'une petite extension. Même logique pour les revêtements : entre un sol stratifié posé sur chape et un parquet massif contrecollé avec plinthes sur mesure, l'écart dépasse largement 100 €/m². Le niveau de finition explique une grande partie des différences entre devis apparemment comparables.
Voici la répartition typique d'un budget clé en main, à titre d'ordre de grandeur pour une extension de plain-pied maçonnée d'environ 30 m².
| Poste | Part du budget | Ce qui peut le faire dériver |
|---|---|---|
| Études, plans, dossier d'autorisation | 5 – 10 % | Mission complète d'architecte, secteur protégé |
| Terrassement, fondations, dallage | 12 – 18 % | Sol argileux, pente, évacuation des terres |
| Gros œuvre (murs, chaînages) | 15 – 20 % | Hauteur sous plafond, forme complexe |
| Charpente, couverture, zinguerie | 12 – 18 % | Toit plat, raccord sur toiture existante |
| Menuiseries extérieures | 8 – 12 % | Surface vitrée, baies à galandage |
| Isolation et étanchéité à l'air | 6 – 10 % | Exigences thermiques renforcées |
| Cloisons, plâtrerie, plafonds | 5 – 8 % | Faux plafonds techniques, acoustique |
| Électricité | 4 – 7 % | Mise aux normes du tableau existant |
| Plomberie, chauffage, ventilation | 5 – 10 % | Ajout d'une salle d'eau, reprise du réseau |
| Revêtements de sols et murs, peinture | 6 – 10 % | Gamme des matériaux choisis |
| Raccordement à l'existant | 4 – 8 % | Ouverture de mur porteur, reprise de façade |
Les postes de budget que les devis oublient
Un devis d'entreprise couvre les travaux, pas le projet. La différence entre les deux se chiffre couramment à 10 à 20 % du montant du chantier. Ce sont ces frais annexes qui transforment un budget de 60 000 € en dépense réelle de 70 000 €.
| Poste annexe | Ordre de grandeur | Quand il s'applique |
|---|---|---|
| Étude de sol (géotechnique de conception) | 800 – 2 000 € | Zone argileuse, terrain en pente, exigence de l'assureur |
| Étude thermique et attestation réglementaire | 500 – 1 200 € | Dès que l'extension entre dans le champ de la RE2020 |
| Étude de structure | 1 500 – 3 500 € | Surélévation, ouverture importante de mur porteur |
| Géomètre (plan topographique, bornage) | 500 – 1 500 € | Limite séparative incertaine, terrain non borné |
| Maîtrise d'œuvre ou architecte | 5 – 12 % des travaux | Mission complète ; moins pour un dossier de permis seul |
| Assurance dommage-ouvrage | 2 – 4 % des travaux | Obligation du maître d'ouvrage, y compris particulier |
| Taxe d'aménagement | Variable (voir plus bas) | Toute création de surface de plancher taxable |
| Raccordement ou déplacement de réseaux | Quelques centaines à plusieurs milliers d'euros | Compteur à déplacer, assainissement à reprendre |
| Redimensionnement du chauffage | 1 500 – 8 000 € | Chaudière ou pompe à chaleur sous-dimensionnée après extension |
| Mise aux normes du tableau électrique | 800 – 2 500 € | Installation ancienne, circuits saturés |
| Reprise de façade et harmonisation d'enduit | 40 – 90 €/m² | Pour éviter l'effet rapporté sur la maison existante |
| Remise en état du terrain, accès, terrasse | 100 – 250 €/m² | Après passage des engins de chantier |
Ajoutez-y les imprévus. Sur une extension accolée à une maison ancienne, il est prudent de provisionner 5 à 10 % du montant des travaux : découverte d'une fondation insuffisante, réseau non répertorié sous le futur emplacement, plancher existant à reprendre.
Budgets clé en main réalistes selon la surface
Les tarifs au m² se lisent mieux traduits en enveloppes globales. Le tableau ci-dessous applique les fourchettes de la première section aux surfaces les plus demandées. Les montants sont TTC, hors frais annexes détaillés plus haut.
| Surface créée | Ossature bois | Parpaing / brique | Surélévation | Véranda alu |
|---|---|---|---|---|
| 20 m² | 32 000 – 54 000 € | 34 000 – 58 000 € | 44 000 – 76 000 € | 24 000 – 52 000 € |
| 30 m² | 48 000 – 81 000 € | 51 000 – 87 000 € | 66 000 – 114 000 € | 36 000 – 78 000 € |
| 40 m² | 64 000 – 108 000 € | 68 000 – 116 000 € | 88 000 – 152 000 € | 48 000 – 104 000 € |
| 50 m² | 80 000 – 135 000 € | 85 000 – 145 000 € | 110 000 – 190 000 € | Rare à cette surface |
Un effet de seuil joue en votre faveur : plus la surface augmente, plus le prix au m² baisse. Les coûts fixes du chantier — installation, échafaudage, études, raccordement à l'existant, ouverture du mur porteur — se diluent sur une surface plus grande. Une extension de 12 m² peut ainsi afficher un prix au m² supérieur de 20 à 30 % à celui d'une extension de 40 m² réalisée par la même entreprise. Si votre PLU et votre budget le permettent, il est souvent plus rationnel de construire une fois 35 m² que deux fois 18 m² à cinq ans d'intervalle.
Les tarifs varient également selon la tension du marché local. Consultez les fourchettes de prix par région pour affiner votre estimation avant de solliciter des entreprises.
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Démarches, RE2020, aides et taxes : ce qui s'ajoute au devis en 2026
Autorisation d'urbanisme
Le régime dépend de la surface créée et de la localisation du terrain.
| Surface de plancher ou emprise créée | Formalité | Délai d'instruction courant |
|---|---|---|
| Jusqu'à 5 m² | Aucune formalité en général | — |
| 5 à 20 m² | Déclaration préalable | 1 mois |
| 20 à 40 m² en zone urbaine d'un PLU | Déclaration préalable | 1 mois |
| Plus de 20 m² hors zone urbaine, ou plus de 40 m² | Permis de construire | 2 mois (maison individuelle) |
| Surface totale supérieure à 150 m² après travaux | Permis de construire + architecte | 2 mois |
En secteur protégé ou aux abords d'un monument historique, l'avis de l'architecte des Bâtiments de France allonge le délai d'un mois supplémentaire. Comptez aussi le délai de recours des tiers de deux mois après affichage de l'autorisation sur le terrain, puis la déclaration attestant l'achèvement des travaux à déposer en fin de chantier. Le détail des pièces à fournir est décrit sur la fiche officielle de la déclaration préalable.
Performance énergétique
Une extension soumise à autorisation d'urbanisme doit respecter des exigences de performance énergétique et environnementale. Le niveau d'exigence dépend de la surface de référence créée : les petites extensions relèvent d'exigences par composant (isolation des parois, menuiseries, ventilation, chauffage), tandis que les extensions plus importantes basculent dans le champ complet de la RE2020, avec étude thermique et attestation à joindre au dossier. Le régime exact dépendant de la surface et de la date de dépôt, faites-le confirmer par le bureau d'études thermiques ou le service urbanisme avant de finaliser les plans : une exigence découverte après coup se paie en modification de projet.
TVA applicable
C'est une source récurrente de mauvaise surprise. Le taux réduit de 10 % est réservé aux travaux de rénovation et d'amélioration dans un logement achevé depuis plus de deux ans. La création de surface — extension, surélévation, véranda neuve — relève du taux normal de 20 % dès lors que l'agrandissement dépasse 10 % de la surface de plancher existante. En pratique, la quasi-totalité des projets d'extension sont facturés à 20 % sur la partie neuve. Les travaux réalisés en parallèle sur la maison existante peuvent, eux, bénéficier de 10 %, voire de 5,5 % pour les travaux d'amélioration énergétique. Un même chantier peut donc combiner plusieurs taux sur une seule facture : demandez à l'entreprise de les ventiler clairement dans le devis.
Aides mobilisables en 2026
| Dispositif | Finance l'extension ? | Situation en 2026 |
|---|---|---|
| MaPrimeRénov' | Non pour la surface neuve | Guichet rouvert en février 2026 après une suspension budgétaire ; délais d'instruction longs ; parcours d'ampleur recentré sur les logements les plus énergivores. Concerne uniquement les travaux de rénovation de l'existant. |
| Éco-PTZ | Sur la partie travaux d'économie d'énergie | Jusqu'à 50 000 €, sans condition de ressources, prolongé jusqu'au 31 décembre 2027. Logement de plus de deux ans, résidence principale, entreprises RGE. |
| Certificats d'économie d'énergie (CEE) | Sur l'isolation et les équipements de l'existant | Versés par les fournisseurs d'énergie, cumulables sous conditions. Devis à signer après acceptation de l'offre. |
| TVA réduite 10 % ou 5,5 % | Sur la rénovation de l'existant uniquement | Attestation à remettre à l'entreprise avant facturation. |
| Aides locales | Variable | Certaines communes, intercommunalités, départements et régions soutiennent la rénovation ; conditions propres à chaque collectivité. |
Retenez la logique générale : les dispositifs publics financent la performance énergétique du logement existant, pas la création de mètres carrés. Si votre projet inclut l'isolation de la toiture existante, le remplacement des menuiseries anciennes ou le changement d'un système de chauffage, ces lots peuvent être aidés — à condition de faire appel à des entreprises qualifiées RGE et de déposer les demandes avant la signature des devis concernés.
Taxe d'aménagement et taxe foncière
Toute création de surface de plancher taxable supérieure à 5 m² déclenche la taxe d'aménagement. Son calcul repose sur une valeur forfaitaire annuelle par m², fixée pour 2026 à 892 € hors Île-de-France et 1 011 € en Île-de-France, à laquelle s'appliquent les taux votés par la commune et le département. Un abattement de 50 % porte sur les 100 premiers m² de surface taxable d'un local d'habitation constituant la résidence principale.
Exemple de calcul : pour 30 m² créés hors Île-de-France, avec un taux communal de 3 % et un taux départemental de 2 %, la taxe s'élève à 30 × 892 × 0,5 × 5 % soit environ 669 €. Les modalités complètes sont détaillées sur la page dédiée du ministère de l'Économie.
Côté taxe foncière, l'agrandissement augmente la valeur locative du bien, donc l'imposition future. En contrepartie, une addition de construction ouvre droit à une exonération temporaire de deux ans sur la part correspondante, sous réserve de déposer la déclaration auprès du service des impôts fonciers dans les 90 jours suivant l'achèvement. Ce délai est impératif : passé ce cap, l'avantage se réduit ou se perd. Les collectivités peuvent par ailleurs limiter la part communale de cette exonération.
Comparer trois devis d'extension sans se tromper
Un devis d'extension se compare rarement ligne à ligne, parce que chaque entreprise structure son offre différemment. Quelques réflexes permettent néanmoins de ramener les propositions à une base commune.
- Vérifiez le périmètre exact. Le devis inclut-il la dalle, les menuiseries, les finitions, la peinture, l'électricité ? Un prix au m² bas cache souvent une livraison hors d'air seule.
- Contrôlez les quantités. Surface de plancher, mètres linéaires de cloison, nombre de points électriques : des quantités floues annoncent des avenants.
- Exigez les références des matériaux. Épaisseur et nature de l'isolant, coefficient des vitrages, type de couverture. C'est là que se logent la plupart des écarts de prix.
- Demandez l'attestation d'assurance décennale en cours de validité, avec les activités couvertes correspondant réellement aux travaux confiés.
- Faites préciser le calendrier et les pénalités de retard, ainsi que l'échéancier de paiement, qui ne doit jamais être largement en avance sur l'avancement réel.
Trois devis constituent un minimum raisonnable : en dessous, vous n'avez pas de repère de marché ; au-delà de cinq, la comparaison devient ingérable. Décrivez le même projet à chaque entreprise, avec les mêmes plans et le même niveau de finition attendu, sinon les écarts constatés ne veulent rien dire.
Pour recevoir des propositions d'entreprises intervenant dans votre secteur, remplissez le formulaire de demande de devis : la description du projet prend quelques minutes et la démarche est gratuite et sans engagement. Vous pouvez aussi consulter notre page d'accueil pour retrouver les autres guides consacrés à l'agrandissement de maison.
Questions fréquentes
Quel est le prix d'une extension de maison au m² en 2026 ?
En 2026, une extension clé en main se situe le plus souvent entre 1 600 et 2 900 € du m² pour du plain-pied en parpaing ou en ossature bois. La surélévation monte de 2 200 à 3 800 € du m², la véranda en aluminium démarre plus bas, autour de 1 200 à 2 600 € du m². Ces fourchettes intègrent gros œuvre, isolation, menuiseries et finitions courantes.
Combien coûte une extension de 30 m² clé en main ?
Pour 30 m² clé en main, comptez environ 48 000 à 81 000 € en ossature bois et 51 000 à 87 000 € en parpaing, hors frais annexes. Une surélévation de même surface se situe plutôt entre 66 000 et 114 000 €. À ce budget, ajoutez les études, la maîtrise d'œuvre, l'assurance dommage-ouvrage et la taxe d'aménagement.
Quelle extension coûte le moins cher au m² ?
L'aménagement d'un volume existant reste la solution la plus économique : transformer un garage revient souvent à 600 à 1 300 € du m² puisque murs, dalle et toiture sont déjà là. Vient ensuite la véranda en aluminium, puis l'extension de plain-pied en ossature bois. La surélévation ferme la marche, car elle mobilise étude de structure, dépose de toiture et échafaudage.
Faut-il un permis de construire pour une extension de 30 m² ?
Une extension de 30 m² relève de la déclaration préalable si le terrain est situé en zone urbaine d'une commune couverte par un PLU, le seuil y étant porté à 40 m². Ailleurs, le permis de construire s'impose dès 20 m². Dans tous les cas, un permis est exigé si la surface totale dépasse 150 m² après travaux, avec recours obligatoire à un architecte.
Quelle TVA s'applique à une extension de maison, 10 ou 20 % ?
Le taux normal de 20 % s'applique à la création de surface : extension, surélévation, véranda neuve. Le taux réduit de 10 % reste réservé aux travaux de rénovation d'un logement achevé depuis plus de deux ans, dès lors que l'agrandissement n'augmente pas la surface de plancher de plus de 10 %. Un même chantier peut donc combiner plusieurs taux.
Peut-on obtenir MaPrimeRénov' pour une extension en 2026 ?
Non pour la construction de la surface neuve : MaPrimeRénov' finance la rénovation énergétique du logement existant, pas l'agrandissement. En revanche, les travaux menés en parallèle sur l'existant, comme l'isolation, le chauffage ou la ventilation, peuvent être éligibles. Le guichet, suspendu début 2026, a rouvert en février 2026 avec des délais d'instruction longs : déposez le dossier avant de signer les devis concernés.
Quels frais oublie-t-on le plus souvent dans le budget d'une extension ?
Les postes annexes pèsent facilement 10 à 20 % du projet : étude de sol, étude thermique, honoraires d'architecte ou de maître d'œuvre, assurance dommage-ouvrage, taxe d'aménagement, raccordement aux réseaux, reprise de la façade existante, redimensionnement du chauffage et remise en état du terrain. Ils figurent rarement dans un devis d'entreprise et doivent être budgétés à part.
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